Il n'y aura pas de commencement; de présentation, de description de ma personne. Futilités.
Soyons clair; ça ne va pas. Je ne sais pas pourquoi; mais ça ne va pas. Comme le dit Beigbeder : « Je suis un négationniste de moi-même. » Partons du principe que ça me conviens. C'est intéressant de s'aperçevoir en noir et blanc, on y cache tellement de petits monstres, de petites morsures invisibles qui n'apparaissent que sous un oeil triste, qui, lorsqu'il me croise me dit de façon naturelle : « Je sais ce que tu vis. »
Nombreuses personnes sont pérsuadées que si on se met à leur parler de nos problémes, ils partiront. Qui vous a demandez de donner votre avis ? Pas moi. Si je parle, c'est par envie ou besoin, mais certainement pas pour entendre des jeremiades pleines de compassions à la mord moi l'noeud. Je n'attend pas de réponses, je n'attend pas de conseils ni d'avis; juste une oreille, pas spécialement attentive, pas toujours belle, juste présente. Les papillons qui se faisaient une joie de s'éparpiller au fin fond de mon estomac, ces papillons, ils ont dû se noyer, ou brûler en frôlant ma bile qui de lac apaisé est passé de tsunami bien affuté. J'ignore ce changement brûtale de climat; c'était innatendu, presque oublié.
Boris Vian a dit qu'on trouvait toujours une bonne raison pour vivre. Elle est peut être là, ma bonne raison à moi, devoir me sentir mourante pour me rassurer. Me sentir en bonne et du forme, humer mes cinq sens comme un soufflé bien traçé, tout droit sur ma joue gauche. Qui laisse des marques couleur sorbet framboise. Je lécherais bien; mais mes capacités physiques ne sont pas autant développer. Soit, passons, c'est sans importance.
L'important, c'est aujourd'hui, et aujourd'hui je suis en vie. Parce que je souffre le martyre.
